
Médias sociaux et communication de crise
Une autre crise de communication s'éternise depuis un bon moment, faisant fi par moment du gros bon sens de part et d'autre. Je parle ici évidemment du conflit étudiant qui sévit au Québec depuis février dernier. J'ai d'ailleurs écrit sur mon blogue Livre sur la communication de crise et les médias sociaux ainsi que L'outil simple et efficace pour améliorer le contexte et régler les conflits.
Lorsque nous construisons notre réseau, et c'est d'autant plus valable dans les réseaux sociaux, il faut éviter de se regrouper uniquement avec ceux qui partagent notre point de vue. Ce faisant, on fausse la donne et amplifie nos convictions, bonnes comme mauvaises. Dans certains cas, cela mène à des débordements. L'idée n'est pas de débattre à outrance, mais bien d'écouter les arguments de l'autre. La diversification au niveau des opinions est importante pour un garder un réseau en santé.
Peu importe ce que vous choisirez de faire, la marée monte
La journaliste et blogueuse Marie-Claude Ducas a écrit en mai Aux « champions du 2.0 » qui tapent sur les« déconnectés ». À lui seul, le titre permet de bien saisir ce que vivent certaines entreprises et ce que d'autres craignent.
Après avoir commenté, j'ai ramené la discussion dans un repère de « champions du 2.0 », c'est-à-dire le webcamp, une non-conférence qui se tient à Montréal deux fois par année. Globalement, je dirais que l'opinion générale veut qu'il soit maintenant temps pour les entreprises d'emboîter le pas au web social. Il n'y aura pas de pitié. La marée monte, préparez-vous.
Devant cette position que je trouve draconnienne, j'invite tout leader ou chef d'entreprise à cibler des gens de leur entourage qui peuvent les aider à comprendre ce changement qu'apporte les réseaux sociaux et surtout comment celui-ci peut les affecter, positivement ou négativement. Sachez que certains se feront un plaisir de vous pointer du doigt dès le premier faux pas.
Alternatives pour réseauter en paix
Le quotidien Le Monde nous proposait récemment un article sur les nouveaux réseaux sociaux plus intimistes : Familyleaf est réservé à la famille, Pair à deux personnes uniquement, alors que Path propose un maximum de 150 personnes. Les principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter et compagnie) n'ont évidemment rien à craindre de ces nouveaux joueurs. Mais il est intéressant de voir que des alternatives, plus axées sur la sphère personnelle et privée, continuent de voir le jour.
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